Cucherat, qui avait déjà perdu un podium aux jeux Olympiques (5e) en raison d'un arbitrage défavorable, selon certains spécialistes, n'est pas loin des tous meilleurs. Et sur sa prestation, il peut tout à fait faire jeu égal avec le Grec Viseleiros Tsolakidis en tête des parallèles (9,637), comme avec le Japonais Hiruyoki Tomita, leader de la fixe (9,737).
Sur la spécialité la plus fréquentée (93 inscrits), les anneaux, Danny Rodrigues a montré beaucoup de qualité. 8e avec un joli 9,537, il essayera surprendre pour revenir à proximité du Néerlandais Yuri van Gelder, 1er de cet exercice difficile (9,662).
On annonçait une compétition très relevée et elle le fut. Dans ce contexte, même les éliminés ou quasi éliminés ont fait bonne figure. Raphaël Wignanitz, qui avait, c'est vrai, manqué le sol le matin en raison de trois sorties du praticable (30e en 8,625), a démontré toute sa volonté en prenant la onzième place du saut de cheval (9,450). Il ne lui a pas manqué grand chose pour qu'il accroche la finale. Peut-être un petit pas en avant sur son deuxième saut, le premier ayant été parfaitement réalisé (9,600).
C'est aussi ce qui a manqué à Johan Mounard. Après la deuxième des trois sessions, il occupait la tête des barres parallèles avec son excellent 9,637. Il n'a pas grand chose à se reprocher puisqu'il n'a commis que deux toutes petites erreurs, l'une sur l'entrée et l'autre à la sortie avec un sursaut. Mais Mounard a vu son rêve d'une finale et peut-être même d'un titre, lui filer entre les doigts. Comme aux jeux Olympiques d'Athènes, il a fini à la 9e place, celle de premier "repêchable" sans beaucoup de chances car personne ne laisse sa place à ce stade de la compétition.
"C'est un bilan positif", s'est félicité le directeur des équipes de France Michel Boutard, qui a relevé le très haut niveau de l'épreuve. "Les gars ont fait un sans-faute; montrant une belle gym", a ajouté Marc Touchais, le patront des garçons, "très satisfait".