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FRANCE 2 : 25 novembre 2005 - Cucherat: 'J'ai tout donné'

Yann Cucherat savoure un succès obtenu parce qu'il a "tout donné", dimanche à Melbourne.

Médaillé d'argent à la barre fixe et de bronze aux parallèles aux Championnats du monde de gymnastique artistique, le Lyonnais revient sur le stress qui a précédé la compétition et la récompense venant couronnée une année importante, tant au niveau sportif qu'au niveau professionnel où le gymnaste prépare sa reconversion.



FRANCE 2 : 25 novembre 2005 - Cucherat: 'J'ai tout donné'
Q: Avec l'argent et le bronze, ne doit-on pas dire qu'il manque l'or ?
R: "Non. Je gagne le bronze puis l'argent, c'est parfait. J'aurais pu piler (sur la sortie de la barre fixe). On peut toujours. Mais j'aurais pu m'éclater aussi. C'est super. Je voulais au moins une médaille dans ma vie. J'ai été vice-champion d'Europe. Mais grimper sur le podium des Mondiaux c'est le top. Et puis, vice-champion du monde, c'est encore mieux que médaillé de bronze".

Q: Comment avez-vous abordé vos deux finales ?
R: "J'étais super stressé. A l'échauffement, j'ai fait n'importe quoi. Aux parallèles, je ne fais pas un bon mouvement. Au début, je ne suis pas bien. J'essaie de m'accrocher. Et puis derrière moi, il y a eu des gamelles. Il y a des petits loupés qui me permettent de rester sur le podium. En compétition, il y a des bons jours et des mauvais. C'était un jour avec. C'était une journée magique. A la barre (fixe), mon mouvement passe. Je fais un léger sursaut à la sortie. Mais je n'avais plus rien à perdre, tout à gagner. J'ai eu d'ailleurs du mal à me remettre dedans (après les parallèles). J'ai cru que je n'avais pas beaucoup de temps pour m'échauffer, alors j'ai +speedé+. En fait, j'avais beaucoup de temps. J'ai donc attendu. Je me suis refroidi. J'ai eu l'impression de m'endormir. J'ai dû me remettre dedans. J'ai essayé de tout donner au moment où j'ai levé le bras (juste avant de commencer le mouvement). Depuis le début de saison, je fais cela. Je ne réfléchis plus quand je lève le bras. Je joue sur l'aspect psychologique. Et j'ai donné tout ce que j'avais".

Q: Votre succès n'arrive-t-il pas à un moment étonnant alors que vous ne vous focalisez plus sur l'entraînement ?
R: "C'est une année importante. Il faut je réussisse mon concours (professorat de sport). Il faut que je revienne vite les pieds sur terre et que je me lance à fond sur ce professorat. C'est le truc le plus important de l'année. Sinon, je mets en péril toute ma reconversion. J'avais peur, en choisissant de faire et les Mondiaux et mon concours, de me planter sur les deux tableaux. J'ai réussi les Championnats du monde. J'ai maintenant deux mois pour mes écrits. Il ne faut pas que je réfléchisse".


Jeudi 30 Novembre 2006
STADE 2

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