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Cucherat, retour au bercail- janvier 2008 - Le Progrès



Cucherat, retour au bercail- janvier 2008 - Le Progrès
Article du lundi 28 janvier 2008 - Le Progrès -

Cucherat, retour au bercail

Le double finaliste olympique, après trois ans passés à l'Insep, a choisi de revenir à Lyon pour préparer Pékin, auprès de son mentor Anatoli Vonrontzov


Il a retrouvé l'ambiance studieuse de cet endroit qu'il connaît si bien. La salle de la Convention Gymnique de Lyon où s'entraîne le pôle France a retrouvé, elle, sa figure la plus emblématique. Voilà trois ans que Yann Cucherat avait quitté ces lieux, pour aller à Paris préparer son professorat de droit à l'Insep. Mais il avait alors déjà fait savoir à la Fédération qu'une fois son diplôme en poche, il reviendrait chez lui, à Lyon.
« C'était clair dans ma tête, ça l'était peut-être devenu un peu moins à la DTN. Il est vrai que je vais à contre-courant de ce qu'elle souhaite faire, à savoir réunir tout le monde à Paris. Je conçois que cela permet d'avoir de très bonnes conditions de travail dont j'ai bénéficié pendant trois ans et qui m'ont grandement aidé ».
Ce retour au bercail ne soulève d'ailleurs aucune polémique. « Yann est un grand garçon, et on ne vit pas dans un pays totalitaire », tranche Marc Touchais, l'entraîneur national, venu cette semaine en visite au pôle lyonnais. « Yann est quelqu'un de réfléchi : s'il pense que son environnement à Lyon est important pour sa préparation olympique, on va aller dans son sens pour faire au mieux ». Sachant que plusieurs stages permettront aux entraîneurs nationaux de revoir Cucherat à l'Insep d'ici au mois d'août.
Yann retrouve à Lyon Anatoli Vorontzov, avec qui il avait gardé un contact étroit ces trois dernières années. Entre eux, il y a cette chose indéfinissable qui fait de l'un le miroir de l'autre. « Il y a un affect énorme entre nous, il sait parfaitement tout ce sont j'ai besoin, et c'est techniquement un des meilleurs entraîneurs que je connaisse », dit Yann.
Le taiseux Anatoli se contente de renvoyer l'image d'un Cucherat riant à sa nouvelle vie lyonnaise. « Un choix lourd », note toutefois le double médaillé mondial. Son amie, Blandine, a dû démissionner de son poste de commerciale pour le suivre dans leur appartement de Vaise où ils ont installé leur nid. Mais Yann avait trop besoin de son environnement, de son club, de sa ville. L'objectif des JO occupe tout son temps et son énergie, car après ses deux sixièmes places aux barres parallèles de Sydney puis d'Athènes, Pékin est peut-être sa dernière chance de monter sur un podium olympique. Même si Yann Cucherat s'est fixé les Jeux de Londres pour dernière limite.
« J'aimerais en tout cas continuer jusque-là. Ce qui est sûr, c'est que quoi qu'il arrive à Pékin, je poursuivrais ma carrière au moins jusqu'en 2009, puisqu'il y aura un championnat du monde par spécialités. Et que c'est quand même ce qui correspond le mieux à mon profil ». Cucherat est loin d'avoir achevé sa tournée des barres

Philippe Perroud



Mardi 19 Février 2008
Yann CUCHERAT

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