Yann Cucherat a bien débuté sa saison. Le Lyonnais, qui restait sur la déception relative de Pékin – finaliste à la fixe et par équipes, après ses sixièmes places aux parallèles à Sydney et à Athènes - a remis les pendules à l’heure dès sa première sortie officielle ce week-end, lors de la dernière manche de Coupe du monde à Stuttgart.
Médaillé d’argent aux parallèles derrière le chinois Feng Zhe, il confirme qu’il reste l’un des meilleurs spécialistes mondiaux sur cet agrès où il avait connu une grosse déception à Pékin. Déjà qualifié pour la finale de la coupe du monde à Madrid (12-14 décembre), il a également assuré son invitation à la barre fixe, grâce à sa cinquième place à Stuttgart.
« Cette finale de coupe du monde n’est pas un objectif ultime, mais se qualifier sur les deux agrès sur lesquels je me suis spécialisé est forcément valorisant. Cela montre une régularité et cela démontre ma compétitivité » dit Yann Cucherat, un peu revanchard et désireux de répondre à certaines critiques qui l’avaient accablé à Pékin.
« C’est à la fois rassurant et oui, cela ferme la bouche à ceux qui ont alors eu la critique un peu facile ». En Allemagne, le Lyonnais avait choisi « un mouvement un peu simplifié à la fixe avec un seul lâcher de barre », sachant qu’il visait une participation à la finale et le billet pour Madrid. Aux parallèles, il a réalisé un mouvement plus élaboré et sa médaille d’argent le ravit. « Feng Zhe avait une note de départ telle que je ne pouvais pas envisager mieux que la deuxième place ».
Philippe Perroud
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